Au gré des mots

03 juillet 2013

Cela aurait dû, cela devrait être...

Quand on regarde en arrière, on a tous des choix qu'on voudrait pouvoir changer, des mots qu'on voudrait ne pas avoir prononcé. Parfois cela entraine des regrets, des remords, et très souvent dans les moments où l'on va mal, cela vient nous torturer : "et si j'avais..." 

Mon silence n'est pas dû à une overdose de fête, mais plutôt à ce genre de moment. Nous avons des projets qui tardent à se concrétiser et cela joue sur notre moral. 

Pour ma part, je dois me décider pour mon métier. Dois-je continuer ? dois-je abandonner ? Tirer un trait définitif sur des années d'études, sur son unique projet professionnel, ce n'est pas mon souhait. Mais, parce qu'il y en a toujours un enfin moi j'en ai deux ! Le premier vient du concours qui a été modifié ce qui implique donc une nouvelle préparation donc une reprise d'étude ! Soit en présence à l'université, soit à distance via un organisme de formation. Je connais les deux choix, j'ai déjà été chez l'un et chez l'autre, ils sont tous les deux très bien. Le souci est que je ne sais absolument pas si j'aurai du boulot à la rentrée et reprendre à l'université engendrerait beaucoup de frais et me ferait passer beaucoup de temps loin de ma famille. L'organisme, lui coûte cher et demande une organisation personnelle qui me demandera aussi de jouer avec le temps que je consacrerai à ma famille. Je sais que faire car l'inconnu ici est de taille : un boulot ou pas... mon temps et mon argent dépendent de cette inconnue. Et je ne parle pas des éternels remarques qu'on pourrait me faire sur mon entêtement, sur l'impact que cela aura sur ma famille, sur mon couple... Ange, lui, ne dit qu'une chose : c'est à moi de choisir... Mais - le voilà le deuxième - il aimerait aussi changer de métier, il aimerait évoluer hors il demeure où il est parce qu'il a un cdi, parce que cela paye les factures, parce que c'est plus stable que mon statut de contractuel. Il commence à saturer, il me le dit quand on se dispute, il a pris ce métier pour tenir le temps que je sois titulaire, ni lui, ni moi ne pensions à l'époque que je devrais tout recommencer. 

Je me sens bien dans mon métier, si difficile soit-il certains jours. Je m'épanouis et je ne conçois pas l'idée de renoncer pour un métier qui me priverait du style de vie que je souhaite avoir et de mon bienêtre simplement pour avoir un métier que je ne ramènerai pas chez moi, d'un métier que je pourrais obtenir en postulant et en ayant une formation interne. Je ne parle pas de l'alternance, à mon âge tout est fermé, je peux tenter la reconversion professionnelle, pour faire quoi ? Mystère... je ne veux pas faire autre chose ! 

Nous avons aussi un projet d'achat de maison, je vous laisse imaginer à quel point ma situation instable ne joue pas en notre faveur, nous avons des soucis de voiture mais impossible d'en changer car plus d'économies et c'est une période difficile pour en faire surtout que je suis instable... bref je culpabilise de m'être engagée sur cette voie, non en fait je culpabilise par rapport à Ange et Fée, je m'en veux des répercutions sur eux, car moi j'aime mon métier. 

Je me suis enfoncée dans mon maleström, j'ai pleuré, j'ai craché sur ce monde, j'ai déprimé, je me suis centrée sur ma famille, mon loyer, mes animaux. J'ai remonté la pente, je sais que je vais faire un choix, que j'aurai des moments de doute, de crise, de "et si..." 

Aujourd'hui, je reviens.

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04 juin 2013

A la découverte des Amérindiens !

Amérindiens

En me baladant sur les avenues du net, j'ai trouvé un petit challenge auquel je n'ai pas résisté. Je me suis inscrite depuis un petit moment mais j'ai mis beaucoup de temps à choisir mes livres... Le thème ? 

Les Amérindiens

C'est La Petite Marchande de prose qui nous propose jusqu'au 31 août 2014 de partager nos découvertes sur ce thème. Tous les domaines, tous les arts sont admis, du nord au sud, tous les peuples classés sous cette appellation sont à l'honneur. Je me laissais tenter car il n'y avait personne dans l'une des quatre catégories proposées : Homme médecine. Moi qui suis une fille et qui n'y connaît rien en médecine, ce nom de catégorie me convenait tout à fait ! Car oui elle a choisi des noms qui font amérindiens que je vous laisse découvrir tout comme tous les détails du challenge : ICI.

Pour ma part, j'ai bataillé ferme avant d'obtenir mes quatre livres, entre les titres proposées par La Petite Marchande, par la page de Babelio, j'ai lu tous pleins de résumé et surtout j'ai comparé les prix ! Il le faut car mon banquier personnel tient les cordons de la bourse d'une main ferme, pleine d'amour mais ferme... et entre France Loisirs, le premier challenge, il me fallait être raisonnable pour qu'il accepte que je participe à celui-ci. Bon trêve de bavardage, voici mes quatre livres : 

  • Antje BABENDERERDE, Lune indienne 
  • Anna Lee WALDO, Sacajawa
  • N. Scott MOMADAY, La Maison de l'aube
  • Jean-Christophe RUFIN, Rouge Brésil

Est-ce que cela vous tente ? 

Posté par Melle La Demone à 16:54 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

Rose - T. de Rosnay

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Le Livre de Poche / 264 pages

  • Quatrième de couverture :

Paris sous le Second Empire. Les ambitieux travaux d'Haussmann détruisent des quartiers entiers, générant des milliers d'expropriations douloureuses. Loin du tumulte, Rose Bazalet mène une vie paisible, au rythme de sa lecture du Petit Journal et de ses promenades au Luxembourg. Jusqu'au jour où elle reçoit la fatidique lettre du préfet : sa maison, située sur le tracé du boulevard Saint-Germain, doit être démolie. Liée par une promesse faite à son mari, elle ne peut se résoudre à partir. Contre le baron, contre l'empereur, Rose va se battre pour sauver la demeure familiale qui renferme un secret jalousement gardé...


Pourquoi ce livre ?

Je l'ai découvert au hasard de mes recherches chez mon libraire virtuel. Je cherchais les livres à offrir à CécileMLD pour le swap et de lien en lien j'ai craqué poour ce petit livre à la couverture romantique.

La photo m'est venue quand j'ai remarqué je le lisais lorsque ma Fée jouait dans son transat, alors voilà, un petit bout de ma vie au passage.


Ressenti

Je viens de refermer ce livre, petit, délicat, une rose comme le prénom éponyme de l'héroïne. Une fin à laquelle je ne m'attendais pas, enfin pas tout à fait... mais laissons cela. Le plus charmant dans ce livre ? L'écriture qui a tout d'un effeuillage de fleur. Chaque chapitre est un pétale qu'on frotterait sous ses doigts savourant la douce texture avant d'être enivré du parfum ainsi libéré. Chaque chapitre est une déclaration d'une femme à son époux, sa maison, ses amies, ... à sa ville. 

De nombreux passages m'ont émus, certain m'ont fait sourire surtout quand Rose découvre des livres qui pour nous sont des classiques qu'on connaît sans avoir lu. D'autres encore m'ont intrigués, le bouleversement qu'elle vit, qu'elle combat m'a toujours intrigué, jamais encore je n'ai osé m'y plonger mais face au charme de ce petit livre, je suis décidée à en savoir plus. 

Je n'aime pas l'odeur de la rose, seul c'est un parfum que j'apprécie à petite dose mais là j'ai l'impression d'avoir vu naître, vivre et se fâner un capiteux bouquet de roses ivoire. 

Bref je suis sous le charme de l'auteur, et je pense acquérir d'autres oeuvres dès que ma Pal aura un peu diminuée.


Citations

- " La boutique débordait de fleurs, les plus jolies fleurs que je n'ai jamais vues. Des roses divines aux tons incroyables, magenta, pourpre, or, ivoire ; de somptueuses pivoines aux têtes lourdes et penchées ; et les effluves, mon amour, ce parfum entêtant, languissant qui y flottait, pur, velouté, comme une caresse de soie." p.26

- "Nous nous trouvions en territoire inconnu. Où que nous nous tournions, en proie à la panique, nous nous heurtions au pandémonium, à des bourrasques de cendre, au tonnerre des explosions, à des avalanches de briques." p.75

L'avez-vous lu ? Le lirez-vous ?

 

Posté par Melle La Demone à 16:04 - - Commentaires [2] - Permalien [#]

C'est une première pour moi...

au coin

Je n'ose en faire mon titre, je n'arrive pas encore à l'écrire, pourtant il va bien falloir que cette réalité se transcrive sur mon écran d'ordinateur, sur ce blog. Je n'ose pas encore le réaliser moi-même. J'ose croire que cela va disparaître comme un mauvais rêve.

Pour me comprendre, il faut savoir que j'ai une morphologie fine : un mètre soixante-seize pour soixante kilos. Je fais les mêmes tailles en vêtements et en chaussures depuis plus de cinq ans ! Je n'ai connu que le climat tropical de mon île alors mon armoire ne fourmille pas de vêtements adaptés ou adaptables à toutes les saisons.

C'est ridicule ? Sûrement. Mais c'est une première fois, c'est ma première fois et mine de rien ce n'est pas facile de l'accepter. 

Je suis face à un événement que je n'ai jamais vécu du haut de mes vingt-sept petites années de vie. J'ai eu de la chance, peut-être, mais c'est fini et je suis perdue. Non pas perdue, je suis sans arme, je ne sais pas comment réagir. Je connais l'origine du problème et j'oscille entre l'envie de l'éradiquer, de clôre dès maintenant ce terrible événement  ; et la crainte des conséquences de ce traitement radical non pas pour les effets possibles mais pour la tournure que cela donnerait à nos vies. Je suis en plein délire ? Sans aucun doute, j'ai besoin de laisser les mots couler hors de moi, j'ai besoin d'être mélodrame, de déverser le trop plein pour y voir plus clair.

Le problème : j'ai pris du poids. Ô ne riez pas ! Je n'ai plus un seul pantalon, plus une seule jupe qui se ferment ! Tous mes hauts remontent dès que je fais un mouvement ! Je n'ai vraiment plus rien à me mettre, je pensais que le beau temps me permettrait de ressortir mes robes afin de camoufler cette prise de poids mais non, le temps est contre moi... je suis contrainte de porter à nouveau mes pantalons de grossesse ! 

Pourtant je me suis élargie des hanches et je l'ai accepté. Là, même mon médecin a cru que j'étais enceinte de trois mois !! Quand on vous a toujours été fine, habituée aux plaisanteries parfois mesquines parce que vous, vous étiez minces, quand on a toujours pu garder les mêmes vêtements durant des années, quand on n'a pas pris un gramme durant une grossesse. Quand on prend soudain et pour la première fois du ventre, on ne sait pas quoi faire. 

La raison de cette prise de poids : la pose d'un implant, je n'ai pas vu le mal, songeant qu'un peu de remplissage ne me ferait pas de mal. J'avais oublié que ce qui grossissait en premier c'était le ventre, là c'est la seule partie de mon corps qui a grossi. 

Que dois-je faire ? Enlever l'implant mettrait un terme à ce souci, mais ne supportant plus la pillule, je serais sans contraception, hors mon instabilité professionnelle ne m'aide pas à me projeter dans une seconde grossesse, surtout que je veux profiter pleinement de ma Fée. 

Je me retrouve face une armoire pleine de vêtements qui sont à moi mais que je ne peux plus porter, face à un reflet qui n'est plus le mien. Certes Ange m'aime comme je suis, certes ce n'est pas la fin du monde, mais je n'arrive pas à me faire à cette situation. Je n'arrive pas à me dire qu'il faut simplement faire du sport, faire attention à ce que je mange... je n'ai jamais fait cela ! 

 

En plus de cette prise de poids, l'implant joue sur mon humeur d'où le besoin de déverser tous ces mots, ce ressenti. Parfois je vais bien, je me dis tant pis, je ferais avec. Parfois je me déteste tellement que je voudrais tout casser, parfois je voudrais appeler ma gynéco et qu'elle m'enlève cet implant. Parfois j'aimerais que tout redevienne comme avant, que mon corps redevienne celui que j'ai toujours connu : grand, un peu trop mince, peu de poitrine, beaucoup de hanches, pas de fesse, pas de muscles... bref un corps pas parfait du tout mais mon corps depuis toujours.

Pour la première fois, j'ai grossi, j'ai du ventre, j'ai des kilos en trop et je ne sais pas quoi faire. 

Bon, je vais appeler ma gynéco, voyons ce qu'elle a à me dire...

Le moment "je me déteste" est terminé.

Posté par Melle La Demone à 14:18 - - Commentaires [0] - Permalien [#]